Bellevaux

Dimanche 1 janvier 2006

La chapelle Saint Bruno (photo office tourisme Bellevaux)

 

 

 Le pays des sapins

 

 

 

 

 

 

 

 

Une double fondation
Au XIIe siècle, alors que les seigneurs partent en terre d’Orient, deux communautés monastiques fondent Bellevaux et son Vallon.

Ainsi, si la légende veut qu’Athènes ait une double fondation, c’est l’Histoire  qui atteste que Bellevaux est bien née d’une double fondation. Les Bénédictins en 1136, très vite rejoints par les Chartreux en 1138, sont les premiers à découvrir, ou redécouvrir la vallée oubliée, ce monde à part. ; ils lui donnent le nom chrétien et latin de Bella Vallis, la belle vallée.

A l’arrivée des moines, Bellevaux est déjà peuplée par les descendants des premiers agriculteurs et envahisseurs qui se sont succédés depuis que les glaciers ont reculé, libérant la vallée aux alentours de 12 000 ans avant JC. Les pionniers de Bellevaux  sont les Nantuates, dont le nom signifie « les habitants de la vallée », une tribu celte et ligure –la même qui règne aujourd’hui sur le rocher de Monaco-. Puis les Allobroges les repoussent, colonisant une région s’étendant de Genève à Vienne ; ils passeront ensuite sous la domination romaine. Les Burgondes, les meilleurs des barbares, rompent la paix romaine puis finissent par s’entendre avec les Gallo-romains et leur apportent leurs coutumes germaniques : exploitation en commun des forêts et des alpages, étymologie de certains noms de lieux (par exemple les noms de village se terminant en « inges », comme Taninges).

Des laïcs et des moines

A cette époque d’anarchie qui a succédé à la chute de l’empire romain, l’Eglise tente de remettre un peu d’ordre entre les chefs de clan qui se disputent les terres. Elle leur offre son appui en échange de privilèges et envoie sa cohorte de moines sur les routes du Saint Empire romain germanique en vue de ramener la civilisation. Pour le peuple vivre à l’ombre d’un monastère est une garantie de pouvoir travailler et manger à sa faim.

C’est ainsi qu’en pleine époque des croisades, Bellevaux et Vallon sont données à des moines par des seigneurs laïcs. La lutte d’influence entre les seigneurs de Faucigny et de Chablais aboutira au partage des deux rives : les Bénédictins s’installent du côté de Bellevaux, tandis que les Chartreux s’installent à Vallon, sur la rive gauche du Brevon.

La Chartreuse de Vallon et les indivis
La chartreuse du Vallon est fondée un demi-siècle après celle de la Grande Chartreuse, elle est la douzième de l’ordre. La petite communauté dirigée par un prieur abrite huit pères et quatre frères convers. Les pères s'occupaient du spirituel et les frères du matériel. L'ordre des Chartreux a été fondé en 1084 par Bruno (1030-1101).

Les moines font venir des laïcs qui les aident à cultiver, déboiser et élever leurs troupeaux. Ces hommes étaient libres de travailler comme ils  l’entendaient en échange de la dîme.

Les chartreux mettent en place une politique moderne pour leur temps en créant le 2 juillet 1426 un système d’autogestion selon une forme « socialiste » qui perdure jusqu’à nos jours : des chartreux donnent à douze hommes de la rivière de Vallon un ensemble de prés et de forêts. « La communauté des hommes de Vallon» est née. Aujourd’hui, 700 hectares de forêts et 342 hectares de pâtures de la section de Vallon sont toujours possédés en indivision par une cinquantaine de familles.

Les Converset

Alors que les pères demeurent dans la chartreuse, les frères convers habitent la « maison basse » située à une demi lieue du monastère, au Cernix. Puis ils vont en abandonner l’usage et la louer à des hommes de la communauté, qu’on appellera « convers » ou « converset ». Les Converset du Cernix, leurs cousins et homonymes à Bellevaux, tirent leur nom de cette maison où habitaient leurs ancêtres.

Par corinne Jeanson
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Jeudi 12 janvier 2006

Grand merci à Ludovic LADROUE né à Saint-Lô (50) mais habitant depuis 27 ans  Bellevaux !

Grâce à lui j'ai pu compléter mon blog sur Bellevaux, son histoire.

Les ouvrages qu'il m'a adressés sur Bellevaux font le tour de la famille Converset... j'ai à peine pu les lire...

Par corinne Jeanson
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Vendredi 30 juin 2006

Voici un photographie du début du siècle dernier : un groupe de femmes s'est réuni après la messe ; parmi elles deux jeunes filles dont l'une est ma grand-mèr Joséphine Converset.

Appel à témoins : reconnaissez-vous les autres personnages ?

Par corinne Jeanson
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Vendredi 10 août 2007

Les quatre soeurs : Andréa, Yvonne, Elise et Claire Converset
dans les années soixante au parc d'Annecy

Par corinne Jeanson
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