1916
LA BATAILLE SUR LA SOMME
La campagne de la Somme fut l’une des principales confrontations de la Première Guerre mondiale. Elle prit fin en novembre 1916. Ralenties par la boue, les forces alliées n'avaient gagné que dix kilomètres de terrain sur les défenseurs allemands.
Les forces du britanniques et françaises tentèrent de percer à travers les lignes allemandes fortifiées sur une ligne nord-sud de 45 km proche de la rivière Somme au nord de la France dans un triangle entre les villes d'Albert du côté britannique, Péronne et Bapaume. Pour la première fois un film de propagande La bataille de la Somme a saisi une grande partie des horreurs de la guerre moderne en incluant des images issues des premiers jours de la bataille. La première journée de cette bataille, le 1er juillet 1916, détient le triste record de la journée la plus sanglante pour l'armée britannique, avec 57 470 victimes dont 19 240 morts. En dix jours, la 6e Armée française, sur un front de près de vingt kilomètres, avait progressé sur une profondeur qui atteignait en certains points, dix kilomètres. Elle était entièrement maîtresse du plateau de Flaucourt qui lui avait été assigné comme objectif et qui constituait la principale défense de Péronne. Elle avait presque sans pertes, fait 12 000 prisonniers, pris 85 canons, 26 minenwerfer, 100 mitrailleuses, un matériel considérable. C'était le plus beau succès obtenu depuis la bataille de la Marne.
Le 1er juillet 1916
Ce jour-là Joseph Converset reçoit deux citations à l’ordre. Les vieux coloniaux du 36e Colonial montrent encore toute leur abnégation et leur ardeur.
Le 1er juillet, 100 000 soldats émergèrent des tranchées en plein jour et montèrent à l'assaut, en ligne et coude à coude, à travers le No Man's Land déchiqueté de cratères. Alourdis par 30 kilos d'équipement, ils avancèrent lentement vers les canons allemands.
Au Sud de la rivière, des abords de Frise jusqu'en face du village d'Estrées, c'est à 9 h30 du matin, seulement que fut lancée l'attaque du 1er juillet. Comme dans le secteur Nord, elle atteignit en quelques heures tous les objectifs fixés. Comme au Nord, l'entrain des troupes avait été remarquable, le travail de l'artillerie si complet qu'il n'était pas un mètre de terre de la première position allemande qui n'ait été battu et retourné par les explosifs. Les villages étaient décombres; le sol et les tranchées, un chaos. Les troupes coloniales s'étaient jetées en avant avec leur ardeur coutumière, et, cependant cette ardeur avait été réfléchie et méthodique, partout contenue par la prévoyance des chefs. …Le soir du 1er juillet, la première position allemande, depuis les abords de Frise jusqu'aux lisières d'Estrées, était enlevée. Les villages de Dompierre, Becquincourt et Fay étaient occupés par les Français…
CITATIONS A L'ORDRE
36e Régiment d'Infanterie Coloniale, 1er corps d'armée, 16e division Coloniale, 31e brigade
Converset Joseph, soldat de la 22e Cie, le 1er juillet 1916, s’est élancé vaillamment. A été volontaire pour faire une patrouille dans un bois occupé par l‘ennemi.
Lieutenant Colonel GARNIER
36e Régiment d'Infanterie Coloniale - 1er corps d'armée -16e division Coloniale, 31e brigade
Converset Joseph, soldat du peloton des pionniers, le 1er juillet 1916, détaché à la 17e Cie, s’est porté courageusement à l’attaque des tranchées ennemie, donnant à tous ses camarades le plus bel exemple de dévouement et d‘entrain.
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