Jadis, tu m'as profondément tué
Qu'en est-il aujourd'hui de ces cicatrices
Jadis, je me suis abandonné à te guider
Qu'en est-il aujourd'hui de ces empreintes
Jadis, je t'ai profondément aimée
Qu'en est-il aujourd'hui de nos étreintes
Jadis, tu m'as abandonné à tes caprices
Qu'en est-il aujourd'hui de tes errances ?
Les fades saveurs d'aujourd'hui
dévorent l'absolu de jadis.
Par corinne Jeanson
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La vague de sa robe noire dans la nuit immobile danse sur ses mollets. Je l'invite à me suivre dans le bar. Elle acquiesce, avec cette indifférence absolue que je prenais pour de l'insolence et qui est sa parure, sa force unique. Derrière le masque, pas de masque. Elle choisit d'être là et n'exprime rien parce qu'elle n'a pas à dire pourquoi, ni comment elle est avec moi. Si choisir signifie encore quelque chose, aujourd'hui, elle a choisi d'entrer dans ce bar avec moi.
Dans le bar, d'autres clients sont assis, spontanés et insolents comme tous les gens qui fréquentent ce côté-ci de la rive. Elle les connaît, elle leur ressemble. Et pourtant elle est d'ailleurs. Nous ne parlons pas. Nous regardons autour de nous. Curieux des autres plus que de nous. Soudain, elle se met à parler très bas et longuement. Elle me raconte notre histoire. Avec les mots que j'attendais. Sans complaisance, elle en décrit tous les temps, lentement. Bien avant moi, elle en avait déroulé le sens caché.
Un homme entre qui la connaît. Il s'approche de notre table et s'assoit sans se présenter. Elle me sourit étrangement, un sourire qui signifie que tout est dit, que s'il n'y a pas d'espoir, il n'y pas non plus à en souffrir. Elle fait signe à l'homme et ils repartent ensemble. Je ne sais pas où l'homme l'entraîne, s'il est son amant, s'il lui a donné rendez-vous là. Elle part avec lui, avec le vague de sa robe qui bat ses mollets.
Interprète : Nicole Amann - Compositeur : Hervé Jeanson -
de Corinne Jeanson - avec le concours du site Bonnes nouvelles
http://www.bonnesnouvelles.net/
© 2007
Par corinne Jeanson
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J'ai le cœur qui tombe
Écoute il s'est arrêté de battre
Une main a pénétré
Dans la cage
Elle le tient serré
Angine de poitrine
Ange du désespoir
Ça a commencé
Ce jour
Je te l'ai dit
Quand je courrais dans la rue
Pour attraper la robe des passantes
Ce n'était pas sa robe que j'effleurais
Des étrangères mais pas elle
Mon cœur a cessé de battre
Depuis il fait semblant
Je ne savais pas
À quoi sert un cœur
Je ne savais pas
Elle n'avait pas eu le temps
De me souffler la force
De l'amour
Au bord d'une nuit illuminée
Tu m'as souri
J'ai arraché ton cœur
Je l'ai accroché entre mes deux poumons
Aujourd'hui je respire par toi
Je suis plus cruelle qu'un vampire
Bien plus cruelle
Comment te rendrais-je jamais
Ton cœur
Je m'endors dans les cercles
De l'oubli
Ma tombe bat béante
Sans cœur
La mort ne me connaît pas
De nouveau mes ombres ont étendu
Leurs mains au-dessus de ma tête
Tu es là
Mon ange-gardien
Par corinne Jeanson
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Dimanche 2 septembre 2007
Ce matin, tu marchais dans les rues de Paris au bras de la Collectionneuse. Vous avez croisé la femme de l’aviateur qui allait avec Pauline à la plage. Elles parlaient du beau mariage de
la Marquise d’O.
Assis sur le canapé rouge, tu as caressé le genou de Claire et avec elle tu as aimé goûter à l’amour l’après-midi.
Dans les nuits de la pleine lune, tu m’as chuchoté : « Ma nuit chez Maud… » et tu as gardé le silence, comme Perceval le Gallois quand il a vu le rayon vert du Graal.
Est-ce un conte, un conte d’été qui s’est transformé en conte d’automne, ou bien un conte de printemps qui s’est transformé en conte d’hiver ?
Par corinne Jeanson
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Les quatre soeurs : Andréa, Yvonne, Elise et Claire Converset
dans les années soixante au parc d'Annecy
Par corinne Jeanson
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